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 perso volant non identifié – PVNI

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Laíla S. Þráinnsdóttir

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Date d'inscription : 04/07/2014

MessageSujet: perso volant non identifié – PVNI   Jeu 26 Nov - 14:03

HISTOIRE DE MOUSTIQUE

« Vous savez, c'est difficile d'admettre que tout semble vouloir me ramener à ces temps-là…
Qu'une partie de moi s'accroche toujours à ces souvenirs qui ont été les miens,
juste au cas où ils ne seraient pas complètement partis… »




WHEN WE WERE YOUNG



2026, Budapest, Hongrie
« Anyuuuu ?! Balázs m’embête ! »

Graydon, 5 ans. Anyu ? C’est le petit mot pour dire maman, en Hongrois. Et Balázs, c’est le grand frère de Gray, en train de lui voler sa glace au chocolat, sur une terrasse de Budapest, sous les rayons chauds d’un soleil estival. La mère des deux frères baisse ses lunettes de soleil, toise les deux enfants dans un regard qui semble vouloir leur dire « démerdez-vous, je bronze », et expose à nouveau son teint pâle au soleil. Le petit Gray fronce les sourcils et adopte sa petite mine boudeuse en louchant sur sa glace au chocolat. D’un coup, il entreprend de la récupérer, mais son frère a bien plus de réflexes que lui et l’entreprise du petit est vouée à l’échec, ce qui le frustre davantage et fait, évidemment, rire son grand frère.

« Graydon. Balázs. Arrêtez ça. Vous me faites honte. »

La voix de leur mère, alors qu’elle ne leur jette pas même un regard, semble tout de suite les ramener à leur place et les calmer. Elle est pas très gentille, maman. Ses sourires n’ont jamais l’air vrai, ses yeux ne sourient jamais et jettent toujours des éclairs quand ils ne sont pas cachés par ses lunettes de soleil. Môdame Angelica Whelan-Batthyány n’est pas vraiment la mère modèle que tout enfant rêverait d’avoir… Certes, elle aime ses enfants. Mais ce ne sont quand même que des mioches dont elle doit s’occuper un minimum, alors qu’elle préférerait aller se faire masser ou qu’on lui fasse une pédicure, un soin du visage, un brushing pendant ce temps… Elle est obséquieuse et très axées sur ses principes de luxe, mais il lui arrivait d’être touchante, alors tout lui était pardonnable. N’est-ce pas ?

Mais Graydon préfère Apu – Mátyas Batthyány, aka. Papa – car il aurait dit quelque chose pour que Balázs lui rende sa glace. Surtout que lui, il en avait déjà eu une. Apu est parfois plus gentil, parfois plus méchant que maman, mais il l’est toujours pour une raison.

Le petit essaie à nouveau de reprendre son bien glacé. En vain. Il croise les bras et se met à bouder. C’était injuste. Gray n’est pas content. Il veut qu’Apu soit là.

« Pourquoi Apu n’est pas là ? », fit-il d’une voix toute vexée.
« Votre père est en voyage d’affaires, Graydon. Tu le sais bien, arrête de me poser cette question. »

Gray boude encore plus fort. Pourquoi n’est-il jamais là ? Il lui en veut… C’est injuste.

Il est vrai que le père des deux frères n’était pas souvent présent, voyageant beaucoup au nom du groupe d'entreprises familiales. Oui, les Batthyány sont une famille plutôt influente en Hongrie… et ce depuis bien des siècles. Certains noms apparaissent même dans les manuels d’histoire, auxquels Gray ne s’intéressera jamais vraiment durant sa vie… Ils avaient de hauts titres, qui se sont peu à peu dissiper au fil des siècles, mais leur fortune, en revanche, a considérablement augmentée depuis que le père des deux frères était à la tête de la société, c'est-à-dire depuis à peu près 20 ans.

* * *

2030, demeure des Batthyány, Budapest, Hongrie

Les Batthyány vivaient dans un grand manoir qui datait du XVème siècle et qui, après moules rénovations, tenait encore debout. Une grande bâtisse lumineuse, aux murs de pierres claires, dans un cadre idyllique. Que demander de plus ? La chambre du petit Gray était grande. Déjà à neuf ans, il avait le droit à un énorme lit sur lequel il pouvait s’étaler autant qu’il voulait, devant la télévision qui était accroché au mur d’en face. Pourri gâté ? Pas du tout.

À l’école, Graydon était loin d’être un élève modèle ainsi qu’une lumière. Son regard s’échappait sans arrêt par la fenêtre, constamment en train de rêvasser à d’autres choses tellement plus intéressantes que le cours et la voix insupportables de l’institutrice. On ne pouvait même pas dire qu’il n’avait pas beaucoup d’amis, étant donné qu’il n’en avait aucun, si ce n’est son grand frère avec qui il avait une relation certes chaotique, mais rapprochée, comme la plupart des frères et sœurs…

La nuit, Gray aimait dormir avec la fenêtre ouverte, et entendre le sifflement du vent, ainsi que tout ce qu’il se passait dans la cour à l’extérieur, depuis son lit. Les bruits ambiants le berçaient, et il trouvait ainsi le sommeil facilement. Et le matin même, le chant des oiseaux venait le réveiller doucement. C’était bien plus agréable que n’importe quel réveil… Un matin, ce ne fut pas les oiseaux qui réveillèrent le petit Gray, mais le moteur d’une voiture qui arrivait dans la cours, les pneus crissant sur le gravier. Le petit se leva, et jeta un regard par la fenêtre. Qui était-ce ? Du haut de ses neuf ans, il ne connaissait absolument pas les trois personnes qui sortirent de la voiture qui venait de se parquer. C’est pourquoi, curieux, il décida d’aller discrètement voir de plus près qui étaient ces étrangers. Il accourut vers l’entrée de la demeure, et entendit sa mère parler Anglais en accueillant ce couple et cette petite fille… Ils étaient sûrement des amis d’Angelica, venus d’Irlande et restant peut-être chez eux pour le week-end. Gray resta à moitié caché derrière la porte d’entrée tandis que les gens arrivaient gentiment sous le porche. Sa mère, adoptant son attitude insupportable de petite bourgeoise précieuse, aperçut son fils et décida de lui présenter les nouveaux venus, mais aucune information n’entra dans les oreilles du petite bonhomme de neuf ans, ses yeux étant déjà fermement capté par la petite brunette en face de lui. Elle devait avoir plus ou moins le même âge que lui.
C’était Delilah.
Graydon ne le savait pas encore, car cette année-là, il ne la verrait peut-être que pour le week-end, mais la fillette allait devenir quelqu’une de très important dans sa vie…

* * *

2038, Hospital in the Rock, Budapest, Hongrie

Le cancer. Quelle maladie intrigante. Les cellules normales, quand elles sont endommagées et ne peuvent être soignées d’aucune manière, se meurent automatiquement. Tandis que les cellules cancéreuses, elles, ne meurent jamais, et prolifèrent de manière exponentielle. Elles sont immortelles, et nombreuses… Elles sont fourbes et discrètes, et étrangement puissantes, et dévastatrices et s’attaquent aux autres cellules, innocentes. Ce genre de maladie, on n’a l’impression qu’elles n’arrivent qu’aux autres, qu’aux personnes éloignées. Sauf que cette impression est loin d’être vraie. Et quand ça arrive à l’un de nos proches… on se sent tellement bête. Graydon s’en voulait terriblement. Comme s’il avait, de n’importe quelle manière, la capacité de faire quelque chose pour soigner la maladie de son père, qui le rongeait dangereusement de l’intérieur.

Malgré les progrès incroyables de la médecine, même une simple grippe, ou un simple rhume, sera capables de tuer un être humain à tout moment. Quand Mátyás dut se faire hospitaliser, il était déjà trop tard, et les instants qui lui restaient s’écoulaient au compte-gouttes. Gray lui rendait visite absolument tous les jours, et s’il avait pu, il aurait dormi chaque nuit sur le petit fauteuil à côté de son lit d’hôpital. Mais son frère, et parfois sa mère, était aussi là pour prendre le relai. Sous le stress des jours à venir, il se mit à fumer toutes les clopes que son père ne pouvait plus fumer. Il ne pouvait pas laisser son père s’en aller. C’était tout bonnement inconcevable. Qui allait à présent amener justice au sein de la famille ? Pourquoi Gray avait-il l’impression que sans lui, chacun des membres de la famille allait petit à petit perdre le lien qui les unissait entre eux ?

Mátyás Batthyány mourut le 15 mai 2038, à 18h25. Sa douleur avait été atténuée par la morphine que les infirmières lui administraient, et qui fit partir son esprit plus ou moins paisiblement. Les derniers jours, Gray avait pu voir son état s’empirer sensiblement. Il avait à peine cinquante ans, et il en paraissait peut-être vingt de plus, les derniers jours. Il ne comprenait plus ce que Gray lui disait, il mélangeait les mots, se plaignait d’atroces maux de tête, de ne plus sentir son bras, de ne plus voir de l’œil gauche. Seul, sans l’aide de quelqu’un, il ne pouvait plus manger ni marcher. Et il ne vomissait que trop souvent sa bile.

Au fond, Gray savait que vivre dans un état pareil ne valait pas la peine. Mais il ne pouvait pas se séparer de l’image du père qu’il avait connu toute sa vie, malgré ses absences. On dit que le temps aide à panser les plaies. Espérons que cela soit vrai…


TAKE OVER THE WORLD



2038, dans le Comté de Kilkenny, Irlande.

La mort de Mátyás ébranla beaucoup la famille Batthyány… Quelques semaines plus tard, Angelica et ses deux fils partirent en Irlande, dans le Comté de Kilkenny, là où sa famille se trouvait, et où elle avait grandi pendant son enfance. Ils voulaient changer d’air pour quelques semaines, se changer les idées. Peut-être que changer de décor allait les aider à relativiser, à tourner la page, faire la paix avec les récents événements. Mais bientôt, ces « vacances » prirent une autre tournure dans la tête de Gray.

« Anyu… Je n’ai pas envie de retourner à Budapest… »

L’adolescent de dix-sept ans voulait rester ici, en Irlande dans l’optique de prendre un éventuel nouveau départ. Pour le moment, retourner en Hongrie ne ferait que remuer le couteau dans la plaie sanguinolente de son cœur. Il se sentait bien mieux sur cette grande île. Et il sembla que ces sentiments étaient partagés par son frère et sa mère. Ainsi, ils ne prévirent aucun retour, et emménagèrent de manière plus ou moins sédentaire dans la périphérie de Kilkenny. Malgré lui, Gray dut entreprendre toutes les démarches pour réintégrer le lycée à Kilkenny, débarquant au plein milieu de l’année scolaire. Il fut placé dans une classe de terminale, et arriva un matin, se plaça au fond de la salle pour ne pas trop attirer l’attention et éventuellement se taper une discrète petite sieste. Mais, alors que le premier cours n’avait commencé que depuis à peine trente secondes, l’esprit de Gray s’était déjà échappé par la fenêtre quand la prof lui demanda de venir se présenter devant la classe. Et merde. L’adolescent avait horreur de ça. Non que ça l’intimide, mais plutôt parce qu’il n’en avait absolument rien à cirer que les gens le connaissent ne le connaissent pas. Ils auraient de toute manière déjà oublié son prénom d’ici les cinq prochaines minutes. Mais bon. Il se mit à parler devant toutes ces têtes de nœud et là, la porte s’ouvrit de la salle s’ouvrit, et une cascade de cheveux bruns se présenta sous le cadre de la porte. Tiens. Cette jeune fille lui disait étrangement quelque chose. Était-ce possible ? Gray s’était arrêté de parler, trop concentré à replacer le visage de la brunette qui venait d’entrer, et surtout à littéralement la déshabiller du regard, en oubliant presque de respirer. Attention qui ne manqua pas de faire rire le reste de la classe. Gray jugea que le moment était le bon pour retourner se terrer à sa place au fond de la classe et d’arrêter sa présentation ici. Ce n’est que plus tard durant le cours que sa mémoire lui revint comme un coup de palme en pleine face. La jolie brunette, c’était Delilah. Huit ans plus tard. Ces années lui avaient été incroyablement bénéfiques…  Le regard de Graydon ne s’évadait plus par la fenêtre, mais était brusquement aimanté par les courbes alléchantes de la brunette qui avait pris place un peu devant lui.

Plus tard, étant donné que Gray ne connaissait personne si ce n’est Delilah – et encore –, celle-ci accepta de l’aider avec le programme qu’il devait rattraper. À son grand dam, il apprit aussi que la jolie brunette avait déjà un copain. Quel dommage… Mais bon. Comme les beaufs disent : ce n’est pas parce qu’il y a un gardien qu’on ne peut pas marquer de but ! N’est-ce pas ? C’est ainsi par le biais de ces cours privés, s’il on peut dire, que Delilah et Graydon se rapprochèrent beaucoup. Un peu trop peut-être ? Une étrange tension charnelle et plus encore était palpable entre eux deux, comme si à tout instant l’un pouvait soudainement sauter sur l’autre. Et pourtant rien ne se passa entre eux. Ils étaient très confidents l’un envers l’autre, très tactiles, comme si, lorsqu’ils étaient en présence de l’autre, ils avaient un réel besoin de ce contact physique, aussi léger soit-il. Ils ont déjà dormi dans la même pièce, et pourtant, ils parvenaient toujours à surmonter cette tension atroce qui les attirait l’un vers l’autre de manière si évidente… Le jour où le chien de Lilah, Pistache, est mort, elle avait appelé Gray, et aussitôt il s’était rendu chez elle. Ils étaient restés là, dans son lit, immobiles, elle blottie dans ses bras, dont le tee-shirt essuyait les larmes. Pas une fois il ne tenta un geste déplacé, bien que dans bien des situations l'idée lui aurait au moins effleuré l'esprit… Elle s'était endormie, et bientôt lui aussi la rejoignit dans son sommeil… Et au petit matin, aucun d'eux n'avait bougé…

Il ne se passa rien, jusqu’au bal de fin d’année, après qu’ils eurent reçu leurs diplômes. Ils cédèrent à leur attraction mutuelle, et les sièges en cuir de la Jaguar de Gray en sont témoins, et s’en rappellent sûrement toujours aujourd’hui. Quelques jours plus tard, ils étaient censés partir en mini voyage juste entre amis. Et, comment dire, ce fut plutôt explosif quand Lilah annonça la nouvelle à son peigne-cul de copain.

Ils passèrent ensuite un été plutôt parfait… Mais il fut toutefois obombré par une obscure pensée… Celle qu’à la fin des vacances, aussi bien Lilah que Gray partiraient chacun de leur côté, empruntant des chemins qui les mèneraient vers des futurs différents… Les deux avaient prévu de voyager dans le monde, mais leurs destinations étaient différentes, et il leur serait impossible de se voir… La fin de l’été ne tarda d’ailleurs pas à arriver, et les deux nouveaux adultes trouvèrent des prétextes qui tendaient à une rupture, alors que tous deux savaient pertinemment que ce n’était que pour que la distance qui les séparerait soit plus supportable.

Au début, Graydon eut de la peine à oublier Delilah, la jeune brunette hantant sans cesse ses pensées… Mais petit à petit, il se perdit dans l'illusion qu'elle n'avait été qu'une petite amourette d'été… C’est donc avec un poids sur le cœur que Graydon entreprit de prendre du temps pour voyager aux quatre coins du monde, avant de commencer d’éventuelles études. Il n’avait même pas particulièrement envie de faire des études. Il avait les moyens de se permettre de ne pas en faire, du moins. Le jeune homme partit d’abord dans des pays chauds, toujours dans des hôtels prestigieux. Allant de l’Afrique à la Thaïlande, en passant par l’Australie, puis se rendant dans les pays plus nordiques, comme l’Islande, ou le Canada. Et bien plus encore. Par conséquent, Gray se débrouille plus ou moins bien dans de nombreuses langues, et il prit bien vite goût à une vie si luxueuse et remplie de liberté, baignée dans une débauche sans romance et dans une transe continuelle, si bien que sa petite escapade dura plus de trois ans à travers le monde. Ne rentrant que très peu souvent en Irlande, ne ressentant pas le besoin de garder contact avec sa famille, à l’exception près de son frère, qui, lui, avait décidé de s’adonner aux études.

* * *

Septembre 2041, SoHo Trump Hotel, New York

Ce n’est qu’au bout de ces trois ans que Graydon envisagea la perspective de se donner les moyens de faire quelque chose de sérieux dans sa vie. Il décida qu’il allait s’engager dans la société familiale qui était présidée par son père avant que celui-ci ne décède. The Lajos Organization, nom donné en hommage au plus célèbre de leurs ancêtres. Mais il ne pouvait tout de même pas se permettre d’intégrer le conseil d’administration de la société en n’ayant aucun papier. Gray s’était donc résolu à démarrer ses études. Peut-être pour la première fois de sa vie, une certaine lumière frappa son esprit… Le jeune homme avait donc eu besoin de plus de trois ans de voyage pour passer un cap important dans son esprit. Il se sentait enfin près à faire la paix avec le passé et éventuellement faire preuve d’une ombre de dignité en commença ne serait-ce qu’un peu à agir comme un adulte.

C’est le dernier soir avant qu’il ne rentre chez lui que, contre toute attente, il recroisa Lilah, qui logeait dans le même hôtel que lui, en compagnie de son actuel petit copain. Aoutch. Douleur. Ils se virent de loin, le cœur de Gray fit un bon qui résonna jusqu’à son entrejambe, et il suffit simplement de quelques regards pour qu’ils se retrouvent dans le lit de sa suite, alors qu’ils n’avaient à peine échangé quelques paroles. Gray dut se réveiller très tôt le lendemain matin, c’est pourquoi il lui laissa en vitesse son numéro de téléphone, lui témoignant rapidement le manque que le fait de la revoir avait réveillé en lui, avant qu’il ne file à l’aéroport. Il avait préféré ne pas trop parler avec elle… Ses sentiments pour la brunette étaient malgré lui encore bien trop présents, refoulés quelque part au creux de son ventre. Et Dieu sait ce dont il aurait été capable s’ils étaient revenus à l’assaut de son esprit… Il avait mieux valu s’arracher à ces sentiments et suivre ses plans, et rentrer en Irlande. Aussi douloureux que celui eût pu être…


ON THE HIGHWAY TO HELL


Le 29 août 2042, départ Kilkenny, Irlande.

« I'll tell you what I want, what I really really want, so tell me what you want, what you really really want, I wanna, I wanna, I wanna, I wanna, I wanna really really really wanna zigazig ha »

Et voilà. Balázs n’aurait pas dû allumer la radio de sa voiture. Graydon, sur la banquette arrière, s’était mis à chanter en s’approchant du siège à côté de lui, dans lequel se trouvait une petit bébé. Son neveu. Le fils de Balázs. Oui, Gray était tonton. Et il chantait les Spice Girls à son neveu, tout en dansant assis dans la voiture de son frère. Oui, le jeune homme était plutôt heureux… Comment ne pas l’être dans sa condition ? Il avait réussi les examens de la première année de ses études, son frère également. En ce moment même, ils étaient en train de partir en road trip dans toute l’Irlande pour fêter ça. Gray avait beaucoup voyagé ces dernières années, certes, mais il n’avait jamais réellement pu visiter son propre pays d’origine.

Sur le siège passager, il y avait Delilah. Comment était-ce possible ? Elle était revenue en Irlande il y a de cela un mois, un jour où une pluie torrentielle tombait du ciel. Le premier endroit où elle s’était arrêtée en arrivant, c’était chez Graydon, avec sa frimousse toute déconfite, ses habits complètement mouillés par la pluie… Elle n’avait même plus les clés de chez elle… Gray n’avait donc eu d’autres solutions que l’aider, n’est-ce pas ? Il ne manqua pas cette occasion. Et les voilà un mois plus tard, enfin réunis après près de quatre ans durant lesquels ils avaient été séparés l’un de l’autre par la force de leur choix. Et entre eux, les choses semblaient ne pas avoir changé d’un iota…

Première destination : la ville de Waterford. Les trois jeunes gens commenceraient par le sud du pays, avant de petit à petit remonter vers le Donegal. Pour inaugurer ça, Graydon sortit une bouteille de champagne et la fit péter aussitôt qu’ils furent partis. Il poussa un cri de sauvageon par la fenêtre, pour marquer clairement que le voyage pouvait commencer.

Digne du commencement d’une mauvaise comédie horrifique, n’est-ce pas ?

* * *

Novembre 2042

Lilah, Balázs et Gray arrivèrent tout au nord de l’Irlande. Les températures étaient sensiblement plus froides, et le ciel s’était dangereusement couvert de nuages sombres et menaçants, avant que des éclairs ne sabrent le ciel et que de grosses gouttes ne viennent s’écraser contre le pare-brise de l’Impala. Ils atterrirent devant les remparts d’une ville qui semblait tout droit sortie du millénaire précédent… Gray baissa sa tête pour juger ce qu’il voyait…

« Vous pensez que les habitants connaissent l’électricité ? », fit Graydon, d’un ton railleur et blasé.

Diable. Qu’est-ce qu’il était drôle. Bienvenue à River Crow… Ils pénétrèrent dans les remparts, alors que les Eagles chantaient leur hymne incontournable dans les haut-parleurs de la voiture. La main de Gray alla chercher celle de Lilah, comme s’il appréhendait le départ d’une violente montagne russe. La nuit commençait à tomber, et, bien que le jeune homme trouvait l’endroit très glauque, il ne put s’empêcher d’apprécier la vue que lui offraient les différents bâtiments… Bientôt la voiture se parqua. Les trois jeunes gens sortirent et allèrent découvrir l’hôtel qu’ils avaient choisi. Lorsqu’ils signèrent leur entrée, ils ne surent pas qu’ils signaient l’arrêt strict de leur liberté… Comment auraient-ils pu se rendre compte que quelque chose clochait avec cette ville ? Peut-être dès le lendemain de leur arrivée… lorsqu’ils découvrirent que l’Impala de Balázs ne démarrait plus. A vrai dire, Gray n’était vraiment pas doué avec tout ce qui était moteur et mécanique… C’était plutôt le domaine de son frère, ça… Et pourtant, il sembla ne rien parvenir à faire pour sauver sa voiture chérie… Incroyable, non ? Une semaine passa… Puis deux… Rien à faire. Tous les trois semblèrent bel et bien destinés à rester dans cette jolie petite ville… Heureusement qu’elle ne manquait pas de boîtes de nuit ou de bars pour les occuper, et que les chambres de l’hôtel était incroyablement confortables, et que le service n’était pas mauvais…





DEATH IS THE ROAD TO AWE


Un soir, une poignée de semaines plus tard…

Graydon claqua la porte derrière lui, énervé, un sourire incrédule sur le visage. Oh, il ne se passait rien de bien grave, juste un différend avec Lilah. Voilà maintenant quatre semaines qu’ils étaient à River Crow, et qu’ils n’avaient toujours trouvé aucun moyen de réparer la voiture de Balázs. Et il se prenait le chou avec sa copine. L’ambiance était plutôt tendue, en ce moment… C’est pourquoi le jeune homme ressentit intensément le besoin de nicotine, et décida donc de se rendre à l’extérieur de l’hôtel, au calme, là où ses pensées pourraient se lénifier dans la fumée de sa cigarette. Machinalement, Gray marcha un bout, respirant l’air glacial environnant, mêlé à la fumée, à plein poumon. Bientôt, le Batthyány s’adossa contre un mur, dans une ruelle déserte et grossièrement pavée. Il soupira bruyamment et regarda le ciel noir, dénué d’étoile. Quelle merde… Pourquoi avait-il l’impression d’être emprisonné dans cette ville, lui qui avait pris l’habitude d’être libre de faire absolument tout ce qu’il voulait ?

Quand il abaissa à nouveau ses yeux, il découvrit quelqu’un en face de lui. Avec de grandes canines, qui semblaient finement aiguisées. Et merde. C’était quoi, ce truc ? L’homme – ce qui du moins semblait en être un, malgré les cheveux longs – lui sauta à la gorge, sans que Gray ne puisse émettre la moindre protestation. Un cri s’étouffa dans sa gorge, et il sentit ses forces le quitter. Après ça, c’est le black-out total.

Tout ce dont Gray se rappelle, c’est de la douleur. Atroce. Il ne comprenait absolument pas ce qui lui arrivait, il ne parvenait même pas à ouvrir les yeux. Il avait l’étrange impression que son sang se cristallisait dans chacun de ses vaisseaux sanguins, que, l’un après l’autre, ses organes étaient dépouillés de leur vie, comme si on prenait grand soin à râper grossièrement son âme avec une râpe à fromage. Chacune de ses cellules semblaient relâcher de l’acide qui le rongeait de l’intérieur… Chacun de ses nerfs déflagrait d’une douleur si intense que Gray n’aurait jamais cru pouvoir ressentir cela sans mourir. Et pourtant, il ne mourait pas. Il ne pouvait pas bouger, ni crier, ni se tortiller sous cette atroce douleur, et pourtant, il était toujours conscient… Comment était-ce possible ? Ou alors… était-ce ça, la mort ? Un épais voile sombre sembla venir obombrer son esprit, s’intercalant entre ses pensées actuelles et ses souvenirs…

Mais bientôt, la douleur s’arrêta nette. La peine infernale qui avait parcouru chacun de ses muscles semblaient s’être muée en force. Graydon entendait une sorte d’étrange bruit frotti humide… Comme celui d’une légère pluie sur les feuille d’une arbre, ou celui d’une langue humidifiant des lèvres… Enfin, il ouvrit les yeux, et ne reconnut pas l’endroit où il se trouvait. C’était un plafond vieillot et sombre, au coin duquel Graydon put distinguer une minuscule araignée en train de tisser sa toile. Il voyait diablement bien… Il put même savoir que l’étrange bruit qu’il entendait venait précisément de cette insignifiante araignée… Mais pourquoi n’entendait-il pas son cœur battre ? Son teint était également terriblement pâle… Il pouvait le voir rien qu’en jetant un coup d’œil à la peau de sa main. Pourquoi ne ressentait-il pas non plus le besoin de respirer ? Était-il mort ? Tout portait à croire cet hypothèse… Pas de pouls, pas de respiration, une peau cadavérique… Mais alors pour quelle raison se sentait-il plus vivant que jamais ?

Et Diable, qu’est-ce qu’il avait soif…
SILAS:
 

HISTOIRE:
 


Dernière édition par Laíla S. Þráinnsdóttir le Mer 20 Jan - 5:53, édité 31 fois
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Amélie K. Jones

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MessageSujet: Re: perso volant non identifié – PVNI   Jeu 26 Nov - 15:30

:ptdr:

Oh :039: Bon ben comme tous tes persos, il va être génial, parce que c'est toi Rolling Eyes
Je veux déjà un RP et un lien :031:

Préviens moi quand tu as posté ta fiche sur oo-spn, je veux liiiiiiiiiiiiiiiiiiire

Bref, j'adore déjà le personnage et je suis trop contente que tu reviennes :inlove:
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perso volant non identifié – PVNI
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